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Un sermon du pasteur Cheyssière, de Ferney, sur l'esprit de secte » a mis le feu aux poudres.
 

Bost, à titre personnel, mais fortement encouragé par le pasteur Gaussen, de Satigny, répond au sermon de Cheyssiere par une vive réplique écrite, intitulée : « Défense de ceux des fidèles de Genève qui se sont constitués en église indépendante, contre les sectaires de cette ville, en réponse au sermon sur l'esprit de secte ».

Cet écrit vaut à son auteur un procès et une inculpation pour calomnie. Bost est acquitté de ce chef d'accusation (ce qui lui évite une peine de prison), mais il est condamné pour "injures !" à une amende de 500 francs (7 février 1826). En trois jours, une souscription parmi les chrétiens évangéliques, sans distinction d'église, atteint la somme de 1 500 francs.

1829 En octobre, I’ Église du Bourg-de-Four fonde un Institut pour la formation d'évangélistes et d'instituteurs populaires.

La Société évangélique et I’ Oratoire

1839 Ouvrons ici une parenthèse, pour relever que le  Réveil, grâce à la position évangélique affirmée de plusieurs pasteurs de I’ église officielle, a exercé une influence sur un grand nombre de chrétiens attachés à I ‘Église nationale.

En 1831, sous l'impulsion de Louis Gaussen, pasteur à  Satigny, est créée la Société évangélique Dans son local, rue des Chanoines, la Société évangélique se transforme peu à peu en communauté et devient, en 1834, I' Oratoire, nom de la chapelle qu'elle a fait construire dans la haute ville.

Assez rapidement, I’ Oratoire aura tout ce qui caractérise une église constituée. Mais on prend soin d'éviter ce qui, dans le déroulement du culte, pourrait lui donner une apparence séparatiste. 

L'Oratoire jouera un rôle épisodique dans I'histoire de I’ Eglise de la Pélisserie quelques années plus tard (de 1849 à 1883).

Déménagement à la Pélisserie

L'insuffisance des locaux du Bourg-de-Four engage I’ église, des 1837, a envisager la construction d'un lieu de culte qui corresponde a ses besoins. Les fonds nécessaires sont recueillis... jusqu'en Angleterre. Une chapelle est construite a la rue de la Pélisserie. Elle est inaugurée le 24 mars 1839.

Dès ce moment-la, I’ Eglise indépendante du Bourg-de-Four prend le nom d'Eglise de la Pélisserie.

 

Le temps de la division
Départ des disciples de J.N. Darby

1842 Année douloureuse. Le 3 mars. sans préavis, une soixantaine de frères et sœurs, gagnés par les vues de Darby, rompent subitement la communion fraternelle et s'en vont.

L'église en est affectée. Brisée, elle reprend péniblement sa marche, avec courage.

Tentative de regroupement

1849 Les temps ont changé. Les passions se sont apaisées. Les divergences dogmatiques qui divisaient les gens du Réveil, se sont atténuées. On éprouve alors, entre évangéliques, le besoin de se tendre la main et de s'unir.

Constitution de I’ Église libre 

Après de nombreuses délibérations préparatoires, une église évangélique libre est constituée. 

Elle se compose, après adhésions individuelles, des membres de I’ Église de la Pélisserie et de I’ Oratoire, d'une partie de I’ Église du Témoignage (de Malan) et de quelques membres de I’ Église nationale. 

Le 14 janvier 1849, I’ Église évangélique libre nomme ses conducteurs, au nombre de vingt. Ce sont : MM. Pilet, Demole, Gaussen, Empeytaz, Guers, Cordes, L'Huilier, Lombard, Merle d'Aubigné, Tronchin, Brocher, d'Espine, Fasy-Alléon, Jacottet, Alphonse Loup, Perrot de Pourtalès, Charles Saladin, Bieler, Crémieux et Glardon.