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désormais, que se tiennent des réunions régulières. On s'y retrouve trois fois le dimanche et tous les soirs de la semaine. Gonthier, Méjanel et Pyt en sont les pasteurs provisoires.

Henry Pyt 1796-1835

Expansion de I 'église naissante

 1818 Le nombre des auditeurs s'accroît. La « petite église », ainsi nommée, se voit amenée à chercher un lieu de culte plus spacieux.

Un appartement est loué et aménagé à cet effet, prés de I'hôtel de I'Écu de France. Mais, quelques mois plus tard, ce nouveau local se révèle à son tour trop exigu. Une salle plus grande et d'un abord plus facile est offerte dans le quartier de Rive. 

C'est alors que survient un événement fâcheux. Le conflit est ouvert 

1818  Le Réveil, à Genève, ne va pas troubler le formalisme officiel sans susciter une opposition, allant grandissant, au fur et à mesure que la petite église manifeste son existence.

D'abord larvée, puis ouverte - dans la presse - enfin violente - dans la rue - cette opposition va se manifester comme suit:

Le 7 juillet, à peine installés dans leur nouveau local, les membres de I' église sont pris à partie par un groupe de perturbateurs. Violemment assaillis, ils sont contraints de vider les lieux. Après les quolibets, les injures, les menaces, on en est arrivé aux voies de fait. Le drame est évité par ('intervention de la Milice, grâce à l'initiative du magistrat qui, cette année-là, est à la tête du Département militaire, M. Calandrini.

 

La petite église est bien secouée par ces évènements. D’autant plus qu’en début d'année, en janvier, elle a perdu I'un de ses pasteurs, le dévoué Méjanel, expulsé (il est français) sans raison précise. Et puis, en juin, Pyt, lui aussi, a quitté Genève, mais de son plein gré, appelé comme suffragant à Saverdun (Ariège). Méjanel et Pyt sont remplacés par Empeytaz (de retour à Genève) et Guers. 

Après l'affaire de Rive, les responsables de l'église estiment le moment venu d'éclairer l'opinion publique, manifestement mal informée. II est décidé de publier une "apologie de l'église indépendante" réfutant les accusations dont elle est l'objet. Cette mise au point semble calmer les esprits, jusqu'ici très excités.

De juillet à septembre, les fidèles sont privés de réunions générales. Dispersés, ils se rencontrent en petits groupes dans des maisons particulières. 

Installation au Bourg-de-Four
En septembre, un local est trouvé, place du Bourg-de-Four. C'est en ce lieu que va se fixer l'église indépendante. Elle sera connue dès lors, et jusqu'en 1839, sous le nom d'Église du Bourg-de-Four ».

L'orage est apaisé. Toutefois le calme dans la rue n'est pas encore entièrement revenu. Les réunions sont fréquemment troublées, et cela non seulement au Bourg-de-Four, mais aussi au Pré-I'Evêque, où Malan a ouvert sa demeure à la prédication de l'Évangile.

Remarquons en passant que Malan, de cœur avec ses compagnons du Réveil de la première heure, mais restant éloigné des principes séparatistes en matière ecclésiale, se tient a l’écart de I’ église indépendante. II fera construire en 1820, dans son jardin, une chapelle qui subsistera jusqu'en 1863, appelée Chapelle du Témoignage ».

César Malan 1787-1864